La microfinance : un outil anti-pauvreté

December 28th, 2007

La communauté internationale s’est engagée à réduire de moitié la pauvreté dans le monde, d’ici 2015. Ce tout premier objectif du millénaire pour le développement (OMD), est sans aucun doute possible car que le monde a déjà franchi plus que la mi-parcours.

Dans son discours du 20 juin 2005, lors de la Conférence internationale de Paris sur la microfinance, M. Jacques Chirac, président français, disait : « Pour l’atteindre, il faut que les intervenants mobilisent des moyens importants et nouveaux. … La microfinance peut jouer un rôle déterminant parce qu’elle permet aux plus démunis de se projeter au‑delà de l’horizon de la survie et de construire un avenir de dignité. Tous les exemples nous le prouvent. »

http://www.ambafrance-cm.org/article.php3?id_article=472.

M. Chirac ajoute : « Des réussites éclatantes démontrent le caractère universel de cet instrument pour lutter contre l’exclusion, car il s’appuie sur le meilleur de l’homme : la solidarité, la confiance, la dignité et l’esprit d’entreprise. »

Avec plus de 100 millions de familles parmi les plus pauvres, bénéficiant aujourd’hui du microcrédit, ce formidable outil a véritablement fait ses preuves et a obtenu ses lettres de noblesse. Parmi les réussites à retenir, on ne peut passer sous silence celle du père du microcrédit, le Prix Nobel de la paix 2006, le Dr. Muhammad Yunus et sa Grameen Bank. Afin de passer le cap des 100 millions d’emprunteurs, plusieurs autres succès ont contribué à l’avancé de ce mouvement mondial. Plusieurs à travers le monde sont répertoriés minutieusement et prennent part à la Campagne du Sommet global du microcrédit, consulter : http://www.microcreditsummit.org/french/index.html.

Ce sommet doit servir de guide à des objectifs plus ambitieux dont la date de livraison concorde avec celle des OMD :

  • prévoir que 175 millions de familles, les plus pauvres de la terre, notamment les femmes de ces familles, recevront des prêts qui leur permettront d’exercer une activité indépendante ainsi que d’autres services financiers et commerciaux, d’ici l’an 2015 ;
  • s’assurer que 100 millions des familles les plus pauvres au monde passeront de moins de 1 $US par jour ajusté à la parité du pouvoir d’achat (PPA), à plus de 1 $ US par jour ajusté au PPA, d’ici la fin de 2015.

Nous voulons mentionner qu’un fournisseur en particulier ressort et mérite une mention tout à fait spéciale. Il s’agit du Jamii Bora Trust, au Kenya. Une histoire de microcrédit qui a pris forme en 1999, avec 50 mendiantes des bidons-villes de Nairobi. Depuis ce temps, ces femmes et leurs familles sont sorties de la pauvreté et ce, grâce au microcrédit. Ce fournisseur de microcrédit, fondé par Mme Ingrid Munro, a maintenant plusieurs centaines de milliers d’emprunteurs (170 000 au total, fin juin 2007). En majorité des femmes, maximisant ainsi son impact sur la famille, qui se sont également sorties de la pauvreté ou sont en voie de le faire.

Oui, la microfinance, est un outil qui fonctionne véritablement en faveur des plus pauvres, même les plus démunis. Cet outil de prédilection promulgué par les Nations Unies et notamment par le Canada est, de toute évidence, sous-utilisé par les organismes d’aide humanitaire des pays signataires aux Objectifs du millénaire pour le développement OMD. Paradoxalement, malgré un développement accentué au cours de la dernière décennie, la microfinance n’est pas plus utilisée aussi abondamment par les organismes d’aide canadiens et les objectifs fixés avec les OMD risquent de ne pas être respectés pour le rendez-vous de 2015.

Nous vous invitons à visualiser le vidéo-clip sur les Objectifs du millénaire pour le développement : http://www.bigpicturesmallworld.com/UNEP2/UNEP2Movie.html . Pour obtenir plus d’information, visitez le site web suivant : http://www.un.org/french/millenniumgoals/.


Qu’est-ce que le microcrédit

December 22nd, 2007

Une introduction courte pour un mouvement énorme.

Extrait du site http://www.microcreditsummit.org/french/lemicrocredit.htm

Espoir pour les pauvres du monde

Le microcrédit désigne les programmes qui fournissent de petits prêts et d’autres services financiers y compris, des épargnes aux gens les plus pauvres pour des activités indépendantes qui génèrent des revenus en leur offrant des moyens d’existence, pour eux et leurs familles1.

La « Maman Mole Motuke » vivait dans une voiture-épave, avec ses quatre enfants, dans une banlieue de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Elle ne pouvait nourrir, qu’à tour de rôle, deux de ses enfants à la fois. Lors d’un entretien avec du personnel d’un organisme de microcrédit, elle la mentionné qu’elle savait comment préparer le chikwangue (pâte de manioc) et que quelques dollars seulement lui suffiraient pour en commencer la production. Après une formation de six mois en marketing et en technique de production, Maman Motuke a reçu un premier prêt de 100 $US pour acheter le matériel nécessaire.

Aujourd’hui, Maman Motuke et sa famille n’habitent plus dans une voiture-épave. Ils louent maintenant une maison avec deux chambres et un salon. Ses quatre enfants vont à l’école, mangent régulièrement et sont bien habillés. Ses économies futures lui serviront à acheter un petit terrain dans une banlieue de la ville et, espérons, à y construire une maison.

Pourquoi donner des prêts aux plus pauvres pour des activités indépendantes ?

Dans la plupart des pays en développement, les travailleurs indépendants représentent 50 % de la population qui participe dans l’économie formelle. L’accès à de petites sommes de crédit avec un taux d’intérêt raisonnable, plutôt que des taux démesurés souvent demandés par les prêteurs sur gages traditionnels, offre aux plus pauvres l’occasion de changer d’activité qui générera des revenues et ce, grâce au microcrédit. Dans la plupart des cas, les programmes de microcrédit fournissent une combinaison de services et de ressources à leurs clients, y compris des services d’épargne, de formation, de réseaux de contact ainsi que la solidarité de leurs collègues. De cette façon, le microcrédit permet aux familles de travailler à mettre à la pauvreté avec dignité. Des programmes de microcrédit de modèles variés ont démontré que ceux-ci, des systèmes d’appui et de pressions sociales, sont souvent utilisés dans les modèles de microcrédit. Les emprunteurs voient au succès mutuel de chaque membre de leur groupe en s’assurant qu’il rembourse leur prêt.


Note 1 :Il convient de préciser que les termes « microcrédit » et « microfinance » sont le plus souvent utilisés par les usagés en tant que « synonymes ». Ils peuvent être utilisés à l’occasion dans nos textes, de la même façon. Par contre :

  • Le terme microcrédit signifie un microprêt, le plus souvent entre 25 $ et 200 $CA, n’exigeant aucune garantie. Il est destiné aux plus pauvres pour leur permettre d’amorcer ou de renforcer une petite entreprise génératrice de revenus, leur permettant, avec leur famille, de se sortir de la pauvreté souvent extrême et ce, en toute dignité.
  • Le terme microfinance a généralement un sens plus large. Il comprend d’autres services financiers pour le même type de clientèle, c.-à-d. les plus pauvres, comme l’assurance-prêt, l’assurance-vie ou santé, les épargnes et autres produits ou services financiers.

Mot de bienvenue d’Yvon Dupuis

December 15th, 2007

Yvon DupuisC’est avec fierté que je m’associe au Rév. Tambwe Musangelu et à son œuvre, en République démocratique du Congo, visant à non seulement semer l’espoir parmi les plus pauvres de ce pays mais, aussi, à leur donner les outils nécessaires pour arriver à vaincre leur pauvreté extrême.

En tant que partenaire et représentant principal de Diku Dilenga (Canada), j’appuie pleinement les projets de Diku Dilenga, en République démocratique du Congo. La planète est devenue un « grand village » nommé, « global ». On ne peut plus se permettre de négliger certains secteurs ou quartiers de ce village, dont les habitants sont défavorisés, et ignorer que cela ne nous affectera pas. Tout geste de solidarité envers les plus pauvres est bien plus qu’une question de compassion humaine mais, avant tout, une question de paix et de justice sociale.

Un monde meilleur permet l’accessibilité des plus pauvres au microcrédit et à la microfinance. Votre visite à notre site attisera votre curiosité et créera un intérêt afin de nous aider à assurer le succès de nos projets sur le terrain, du moins selon notre souhait.

Nous vous invitons à prendre part à la construction d’un monde meilleur en appuyant nos projets Un formulaire est disponible à cette fin, au site web de Diku-Dilenga qui souhaitons-le, vous prendrez plaisir à consulter. Il me fera toujours plaisir de répondre à toutes vos questions.

Veuillez agréer, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Yvon Dupuis,
Partenaire principal
Diku Dilenga (Canada)


Mot de bienvenue du Révérend Tambwe Musangelu

December 10th, 2007
Le révérend Tambwe Musangelu

Rév. Tambwe Musangelu

Il me fait grand plaisir de vous saluer et de vous souhaiter la bienvenue sur le site de Diku Dilenga.

Il a été conçu grâce à l’expertise et aux efforts de plusieurs bénévoles. Les principaux acteurs sont M. Dom Derrien, de Montréal, maître d’œuvre de ce fabuleux site que vous aurez sûrement plaisir à consulter, et M. Yvon Dupuis, représentant de Diku Dilenga au Canada, qui assure le lien entre les intervenants des divers milieux intéressés au projet de microcrédit que l’organisme est à mettre en place en République démocratique du Congo. Je tiens à les remercier sincèrement ainsi que tous ceux qui appuient déjà les projets de Diku Dilenga ou qui contribueront sous peu à leurs succès.

Depuis son implantation en juillet 2007, Diku Dilenga jouit du soutien inconditionnel de Jamii Bora Trust, un organisme non gouvernemental œuvrant avec brio en microcrédit en Afrique, depuis 1999. Diku Dilenga est un modèle de conformité de Jamii Bora Trust quant à sa philosophie et à son système de fonctionnement. En d’autres termes, elle est la transmission de cette bonne expérience du Kenya au Congo.

Depuis août 2007, la Diku Dilenga (Jamii Bora – RD Congo) est enregistrée et reconnue par la Province du Kasai Occidental ainsi que par le Gouvernement Central de Kinshasa. Elle est autorisée à fonctionner sur l’ensemble de la République Démocratique du Congo. Nous travaillons présentement à l’obtention des mêmes considérations légales pour Diku Dilenga (Canada).

Mme Margaret Mead, anthropologue, a mentionné : « N’en doutez jamais! Un petit groupe de personnes bien intentionnées peut changer le monde ! En fait, c’est de cette façon qu’il a toujours changé ! ». Chaque personne peut apporter une différence pour un monde meilleur. Il n’en tient qu’à vous. À vous de choisir de nous aider afin de soutenir les plus pauvres du monde. De tout cœur, je vous remercie en leurs noms !

Le Révérend Tambwe, Musangelu,
Représentant légal
Diku Dilenga (Rép. dém. du Congo)