Les valeurs de Diku Dilenga

January 28th, 2008

Les bénévoles de Diku Dilenga Canada ont comme valeur de base:

  1. Le respect de la parole donnée en tout temps.
  2. La soif d’apprendre et de contribuer de façon honnête et positive.
  3. La ténacité dans la planification, la mise en oeuvre et le suivi de chaque projet en gardant en tête l’objectif ultime, celui d’aider aux plus pauvres.
  4. Le courage de soutenir ses partenaires sur le terrain à la hauteur de ses talents, de ses connaissances et de ses capacités à créer un monde meilleur pour les plus pauvres.

Par conséquent, Diku Dilenga Canada appuie véritablement les valeurs et les actions prônées, par Diku Dilenga Congo via son action tangible dans le domaine du microcrédit, qui sont :

  1. La création et le développement de petites entreprises, par les plus pauvres, ce, dans le respect de l’environnement et des principes du développement durable ;
  2. La protection en cas de maladies ou de décès par un système d’assurance tous les emprunteurs et de leurs transactions financières ;
  3. La défense des droits humains fondamentaux pour les adultes et les enfants, comme l’accès à de l’eau potable, à un minimum de nourriture, à des soins de santé de base et à un toit ;
  4. La défense du droit à l’éducation primaire, à la formation générale afin de se tailler et de développer une activité génératrice de revenus ainsi qu’à l’information ;
  5. La solidarité sans équivoque entre intervenants, donateurs, emprunteurs et tous ceux qui s’associent à nos efforts et qui contribuent à l’atteinte les Objectifs du millénaire pour le développement.

La direction et les bénévoles de Diku Dilenga au Congo comme au Canada appuieront sans réserve les actions et valeurs décrites ci haut et prendront comme valeur personnelle de travailler avec droiture et honnêteté dans un seul but, celui d’aider les plus pauvres de la société à se sortir du joug de la pauvreté extrême.


Renforcer l’autonomie des plus pauvres par la microfinance

January 24th, 2008

Le microcrédit a acquis ses lettres de noblesse grâce à des visionnaires comme Muhannad Yunus (Grameen), Ingrid Munro (Jamii Bora Trust), Sam Daley Harris (Campagne du Sommet de Microcrédit), John Hatch (anciennement Finca et Village Banking) ainsi que plusieurs autres.

Nous croyons fermement que la microfinance est un outil de développement qui doit être financé davantage et soutenu par les pays industrialisés dont le Canada, notamment par l’Agence canadienne de développement international (ACDI), la Banque mondiale et d’autres intervenants du milieu. Il ne faut pas négliger ce précieux outil afin de renforcer l’autonomie des populations très pauvres.

Nous sommes heureux que la Banque mondiale, par l’entremise de la Société financière internationale, ait investi 132 millions de dollars américains en microfinancement au cours de l’année financière 2006. Toutefois, la banque a confirmé qu’elle ne peut pas évaluer dans son ensemble, le montant des fonds de l’AID consacré à la microfinance ni la portion de ce crédit qui profite aux populations très pauvres, c’est-à-dire les personnes qui vivent avec un dollar ou moins par jour. Afin de profiter de cet outil critique de développement, nous nous joignons à RÉSULTATS Canada pour demander que la Banque mondiale :

  • augmente son investissement dans les programmes efficaces de microfinancement ayant la capacité et/ou ayant prouvé qu’ils pouvaient atteindre un grand nombre de personnes très pauvres ;
  • s’engage à s’assurer que la moitié de ces ressources profite directement aux personnes qui vivent avec un dollar ou moins par jour ;
  • exige l’utilisation d’outils de mesure de la pauvreté peu coûteux pour évaluer le niveau de pauvreté des emprunteurs et assurer ainsi le respect de l’objectif précédent ; et
  • fasse rapport régulièrement des résultats obtenus.

Pour ce qui est de l’Agence canadienne de développement international (ACDI), nous ne pouvons que l’inviter à suivre l’exemple de la Banque mondiale. Un plus grand investissement dans des projets de microcrédit générera un meilleur potentiel comme ceux de Diku Dilenga et Jamii Bora Trust, et ce, dans les régions où l’on retrouve davantage de pauvreté.

Le graphique ci-après, de l’Agence canadienne de développement international, vous dit quelque chose ?

Progression de la pauvreté

 La pauvreté régresse partout dans le monde, à l’exception de certaines régions d’Afrique, notamment l’Afrique subsaharienne. Formée de 47 pays et peuplée d’environ 700 millions d’habitants (début XXIe siècle), l’Afrique subsaharienne est la partie du continent la plus démunie. Malgré un riche potentiel d’exploitation de ressources, le Congo fait également partie de la liste des pays parmi les plus pauvres. Consulter l’adresse suivante : http://www.canadiangeographic.ca/worldmap/cida/poverty.asp?language=FR


Entrevue d’Yvon Dupuis par Charles Thériault du journal Le Droit

January 15th, 2008

Yvon Dupuis, co-fondateur de Diku Dilenga (Canada), a eu l’honneur d’être nommé « Personalité de la semaine Radio-Canada — Le Droit » pour la semaine du 14 janvier 2008. Le Droit est un journal francophone publié dans la région de Gatineau, au Canada. Voici la retranscription de l’article du Droit.

L’article a été publié sur le site Web du Droit, la semaine du 14 janvier 2008. Une copie de l’article quasi-identique (moins les bandeaux publicitaires) est archivée sur notre site.

Le lundi 14 janvier 2008

YVON DUPUIS
L’homme qui défie la pauvreté

Charles Thériault
Le Droit

Yvon Dupuis dans son bureau

Yvon Dupuis dans son bureau

Yvon Dupuis consacre ses efforts à la lutte à la pauvreté extrême dans le monde.

Cet ancien fonctionnaire fédéral oeuvre pour le chapitre gatinois de Résultats Canada, un organisme qui milite en faveur de la lutte à la pauvreté et qui fait pression sur les gouvernements afin que ceux-ci y consacrent plus de ressources et d’argent. Résultats Canada est le pendant canadien d’un organisme similaire fondé aux États-Unis

“Il y a des groupes semblables dans neuf pays à travers le monde et j’essaie de créer de nouveaux chapitres de Résultats Canada au pays afin d’aller chercher encore plus de gens. Il faut sans cesse rappeler aux politiciens l’importance de la lutte à la pauvreté dans le monde. Il n’y a pas lieu de se gêner car nous sommes les patrons des politiciens, pas le contraire. C’est facile d’oublier la pauvreté parmi toutes les autres priorités. On est préoccupé par nos défis quotidiens mais on oublie que le monde se rapetisse de plus en plus. Le fameux “village global” est une réalité et ce qui se passe ailleurs dans le monde a une répercussion sur nous aussi. Ainsi, les maladies font le tour de la planète en quelques jours”, fait valoir M. Dupuis.

D’Argenteuil à Gatineau

Originaire de Saint-André d’Argenteuil, près de Lachute, Yvon Dupuis a grandi le long de la rivière des Outaouais. Son père pratiquait un métier peu commun : celui d’éclusier. “Il travaillait au canal de Carillon qui permettait aux bateaux d’éviter les rapides du Long-Sault entre Grenville et Carillon. Après la construction du barrage de Carillon par Hydro-Québec, au début des années 1960, mon père n’avait plus d’emploi et il a été muté au canal Rideau où il a été éclusier durant de nombreuses années. Je me souviens, notre premier logement dans la région se trouvait sur le boulevard Saint-Raymond. Nous étions quatre enfants et, nous les deux garçons, couchions dans le salon, tellement c’était petit”, raconte en souriant M. Dupuis.

Déraciné à l’âge de 16 ans, Yvon Dupuis décide d’entrer sur le marché du travail et il trouve rapidement du travail au gouvernement fédéral. Il a passé toute sa carrière au ministère du Revenu mais comme il est entré au gouvernement très jeune, il a pu prendre sa retraite à l’âge de 55 ans.

Père de deux enfants et grand-père deux fois, Yvon Dupuis reconnaît que sa vie a été assez facile. “La vie m’a gâté. Mes enfants et petits-enfants sont heureux et en santé et j’aimerais que tous les enfants du monde connaissent le même bonheur et c’est pourquoi je me suis intéressé à Résultats Canada. En 1991, un rapport de l’UNICEF révélait que 42 000 enfants mouraient chaque jour en raison de la pauvreté extrême. Pourquoi autant d’enfants meurent ainsi alors qu’on a développé les technologies le plus sophistiquées qui soient. J’ai décidé d’essayer de trouver des solutions”, ajoute M. Dupuis.

Résultats Canada

Résultats Canada n’organise pas de grands projets de développement international mais il supporte le micro crédit, une forme de développement reconnue pour son efficacité à combattre la pauvreté.

Le micro crédit consiste à consentir des prêts pour de très petits montants (parfois moins de 100 $) à des personnes qui ne peuvent obtenir un prêt à la banque mais qui ont un bon projet d’entreprise. “Au Kenya comme dans plusieurs pays, le micro crédit s’adresse principalement aux femmes qui veulent avoir leur propre petit commerce ou démarrer une toute petite entreprise. En 1999, une cinquantaine de femmes de la rue qui voulaient sortir de la misère, ont amassé des fonds pour créer ce système. Aujourd’hui, le fonds compte 170 000 clients. Mais il faut que ce système de micro crédit soit bien organisé pour réussir.

Au Congo, un organisme semblable appelé Diku Dilenga offre aussi du micro crédit. Ce sont des gens d’ici qui ont amassé de l’argent pour aider à démarrer ce projet. Il y a des gens fiables qui gèrent ces fonds au Congo”, explique M. Dupuis.

Yvon Dupuis consacre une partie de son temps à Résultats Canada mais il a aussi d’autres loisirs. Il est membre de la chorale de la paroisse Sainte-Élisabeth de Cantley et il joue au golf. “J’aime aussi la marche. Durant plusieurs années, je vivais au centre-ville dans le secteur Hull et je pouvais aller travailler à pied ou en vélo. Mais ce que j’aime le plus c’est apprendre, apprendre tout le temps. À 59 ans, j’apprends encore et ça me rend très heureux”.

M. Dupuis aimerait aussi voyager un peu dans certains pays du Tiers-monde. Il devait se rendre au Kenya pour constater le succès des projets de micro crédit mais une blessure aux côtes l’a empêché de faire le voyage. Il compte bien y aller dès que possible. “Il y a plein de bonnes idées à développer pour créer des liens d’amitié un peu partout et bâtir un monde meilleur”, conclut-il.

Vous pouvez entendre la Personnalité de la semaine tous les lundis, à 8 h 40, dans l’émission Bernier et Cie diffusée à la radio de Radio-Canada sur le 90,7 FM, ainsi qu’au Téléjournal Midi, animé par Nathalie Tremblay, à la télévision de Radio-Canada.


Entrevue d’Yvon Dupuis au Téléjournal de Radio-Canada

January 8th, 2008

En étant nommé « Personnalité de la semaine Radio-Canada — Le Droit » pour la semaine du 4 janvier 2008, Yvon Dupuis a été invité à participer au Téléjournal de Radio-Canada.

La vidéo a été publiée sur le site Web de Radio-Canada, section du journal du midi de la région Ottawa-Gatineau. La partie avec l’entrevue d’Yvon est archivée sur notre site.

La journaliste, madame Nathalie Tremblay, s’est entretenue environ 5 minutes avec Yvon.


Entrevue d’Yvon Dupuis à la radio de Radio-Canada

January 7th, 2008

En étant nommé « Personnalité de la semaine Radio-Canada — Le Droit » pour la semaine du 4 janvier 2008, Yvon Dupuis a été invité à participer à l’émission de « Bernier et Cie » de Radio-Canada.

L’enregistrement audio a été publié sur le site Web de Radio-Canada, section de l’émission Bernier et Cie . La partie avec l’entrevue d’Yvon est archivée sur notre site.

Le journaliste, monsieur Carl Bernier, s’est entretenu environ 10 minutes avec Yvon.Les archives des entretiens avec les « personnalités de la semaine Radio-Canada — Le Droit » sont disponibles sur le site Web de Radio Canada.