Archive for the ‘Microcrédit’ Category

Sommet du microcrédit au Kenya

Wednesday, March 17th, 2010

Le sommet local Afrique-Moyen Orient de la Campagne du Sommet du Microcrédit se tiendra du 7 au 10 avril prochain à Nairobi, la capitale du Kenya.

Bannière de la Campagne du Sommet du Microcrédit

Le révérend Tambwe Musangelu, fondateur de Diku Dilenga et directeur exécutif, a officié longtemps avec Jamii Bora, aux côtés d’Ingrid Munro, en tant que responsable des populations francophones. Il va prendre une part active à l’organisation de ce sommet régional.

Localisation de Nairobi au Kenya
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Avant la conférence elle-même, le rév. Tambwe est en charge de la promotion de la Campagne de Microcrédit en Afrique Centrale. À Kananga, Goma, Butembo, Beni et Kinshasa les préparatifs sont très avancés et les efforts déployés ont le soutien du gouvernement. Le rév. Tambwe a notamment été reçu en audience, le mardi 2 mars avant-midi, au Cabinet du Président de la République démocratique du Congo.

Dans les jours qui viennent, la mobilisation du rév. Tambwe le mènera en Uganda, au Rwanda et en Tanzanie.

Au moment même du sommet, le rév. Tambwe va faire partie de l’équipe qui dirigera la Session Thématique du 9/04/2010 (17.45 – 18.45). Il interviendra sur le thème : impact du microcrédit sur les familles les plus pauvres dans les pays en situation de post-conflit, notamment dans le cas du Burundi, du Rwanda, de la République Centre Africaine, de l’Angola, du Kenya et du Congo-Brazzaville. Cette équipe est composée de six personnes dont 2 africains, 2 asiatiques, 1 nord-américain et 1 européen.


Références :

Compte-rendu sur une action commune de Diku Dilenga et de Jamii Bora Trust au Burundi

Tuesday, January 27th, 2009

L’organisation Jamii Bora [1] est engagée dans des discussions avec le gouvernement du Burundi pour réaliser des investissements dans le cadre de leur Programme de reconstruction et de lutte contre la pauvreté [2].

Jamii Bora, en la personne de madame Ingrid Munro [3] sa fondatrice, a été reçue en compangie du révérend Tambwe Musangelu par le Chef d’État du Burundi, Son Excellence Pierre Ngurunziza, dans son Cabinet dde travail le 12 décembre dernier.

Étaient présents:

  • Madame Ingrid Munro, Directrice genéral et représentante légal de Jamii Bora,
  • Le révérend Tambwe Musangelu, Consultant de Jamii Bora pour la zone francophone et Directeur exécutif de Diku Dilenga,
  • Mr Élias Burgegure, Vice-ministre des Travaux publics, équipement et habitat,
  • Mr Venuste Ndayitwakeyo, conseiller technique du  Ministre.

Jamii Bora, en partenariat avec Diku Dilenga renforcera ses opérations au Burundi dans les projets de microfinance et pour l’habitat social décent.

Jamii Bora Trust est implantée au Burundi depuis février 2002. De 2002 a 2008, Jamii Bora Trust a investi un montant d’environ 860,000 dollars des États-Unis (860,000,000 Francs Burundi) dans la microfinance au Burundi. Plus de 10,000 individus les plus pauvres et à faible revenu ont été assistés par le microcrédit et la microfinance. Le Burundi a été un pays en guerre depuis plusieurs annees (1993-2003) et il y avait quelques poches des rebellions jusqu’il y a quelques mois. L’économie du burundi au niveau de l’État et des communautés de base a été totalement détruite. Jamii Bora Trust a été un grand support dans la reconstitution de l’économie informelle au Burundi pendant et après la guerre.

L’implication d’Ingrid Munro et du révérend Tambwe au Burundi n’est pas nouvelle. Madame Munro a déjà réalisé un projet de développement de 250 maisons dans la commune de Bujumbura (1991-1993) et un vaste programme de reconstruction après la guerre au Burundi de 5200 maisons (1995-1999) alors qu’elle était Directrice Général duFonds Africain pour l’Habitat, Organisation Intergouvernementale dont le siège est à Nairobi, au Kenya. Le Rév. Tambwe a servi sur ce vaste programme en tant que Coordonnateur (1994-1999).

À la requête du Président de la Républque du Burundi, Jamii Bora est invitée à augmenter ses interventions notamment par l’ouverture du branche de sa banque pour l’appui à l’amélioration de l’habitat social et à la construction de logements sociaux décentz pour ses membres. Pour donner la capacité à ces groupes cibles de rembourser le prêt « habitat social » dont ils bénéficieront, un programme d’activités génératrices de revenus sera démarré. Environ 5.000 familles seront retenues dans ce programme « Habitat social décent ». Les projections financières vont entre 500.000 et 1.000.000 dollars des États-Unis à mobiliser sur trois ans (2009-2011).

Le Burundi est un pays francophone comme la République démocratique du Congo. Avec son expérience dans les domaines de la construction de logement social et de la microfinance, le révérend Tambwe et possiblement d’autres cadres de Diku Dilenga aideront à la planificationet à faciliter la mise en œuvre des programmes. Diku Dilenga sera aussi fournisseur de bois de construction (avec l’aide des coopératives de coupe de bois qu’il a financées). Les bénéfices réalisés pour ce travail par Diku Dilenga seront investis dans son fonds réservé à la microfinance, pour servir les pauvres en RD Congo.

Cette rencontre a été suivie d’une seconde rencontre avec le second Vice-Président en carhge des questions économiques et sociales. Il a été discuté notamment des procédures d’enregistrement de la nouvelle branche de la banque de microfinance de Jamii Bora au Burundi. Les lois dans ce pays sont strictes. Le second Vice-Président a promis son soutien au dossier de Jamii Bora auprès de la Banque centrale du Burundi.

Context

Jamii Bora Trust (jamibora.org) est l’organisation sœur de Diku Dilenga, sise elle au Kenya avec son siège social à Nairobi. En fait l’un des fondateurs de Diku dilenga, le revérend Tambwe Musangelu, a travaillé avec la fondatrice de Jamii Bora, madame Ingrid Munro, à l’établissement de l’organisation au Kenya et était le coordonnateur pour les ppopulations francophones. Le révérend Tambwe continue d’ailleurs d’agir auprès de Jamii Bora en tant que consultant.

Références

  1. Site web de Jamii Bora.
  2. Site web du Cadre stratégique de la luttle contre la pauvreté du gouvernement du Burundi.
  3. Portrait de Ingrid Munro sur Wikipedia (en anglais).

Réunion de femmes parlementaires européennes et africaines à Kananga – Compte rendu

Tuesday, December 2nd, 2008

Avec un retard certain, voici quelques informations sur la rencontre des femmes de l’AWEPA et de la RFPAC à Kananga, rencontre annoncée le 27 août dernier.

Lors de leur visite à Kananga, du 11 au 16 octobre, à la suite du séminaire de 2 jours, la journée du mardi 14 octobre s’est déroulée avec le personnel et les membres de Diku Dilenga :

  • Mot de présentation par Maître Jean-Paul Mpata Mutumbo.
  • Témoignage de groupes de femmes sur les bienfaits que le microcrédit a eu sur leurs familles :
    • Kuha kua Nzambi (groupe Don de Dieu)
    • AFEM (association des femmes pour l’amélioration des conditions ménagères)
    • Kudihuekesha (groupe des Humbles)
    • Katoka Nord
  • Présentation des formulaires de microprêts.
  • Présentation du processus de formation par le Pasteur Ntambue Kabongo.
  • Visite sur le terrain des groupes de femmes qui ont témoignés :
    • Kuha kua Nzambi
    • AFEM
    • Kudihuekesha
  • Mot de fin, remerciements et séparation

La journée a été riche en informations, encouragements et émotions. Madame Julie Standaert, responsable de la RFPAC et de l’AWEPA, nous a personnellement félicités et nous a transmis les encouragements de son groupe. Elle a dit que pour les femmes parlememntaires du Congo et d’Afrique et pour elle-meme, le microcredit de Diku Dilenga est un modèle à étendre dans tout le Congo et en Afrique. Personnellement, elle a été surprise de voir qu’un groupe des plus pauvres puisse faire un cadeau à des personnes considérées comme riches.

Maintenant, il reste à transformer ce succès d’estime en recevant les femmes parlementaires des provinces qui ont promis de revenir pour parfaire leur connaissance du microcrédit pour être en mesure d’y allouer des fonds sur les budgets de leur province et autres entités décentralisées. Différentes associations locales de développement devraient être référées à Diku Dilenga pour obtenir de la formation en microfinance et sur d’autres projets de lutte contre l’extrême pauvreté.

Voici quelques photographies prises cette belle journée.

2008-09 Visite des femmes de l’AWEPA

Liens :

Réunion de femmes parlementaires européennes et africaines à Kananga

Wednesday, August 27th, 2008

L’Association des Femmes Parlementaires de l’Union Européenne et le Réseau des Femmes Parlementaires de l’Afrique Centrale (RFPAC) proposent l’organisation d’une réunion a Kananga. Au centre des debats: le microcredit comme outil pour combattre la pauvrete.

Madame Julie Standaert, responsable de la RFPAC et de l’AWEPA, sera a Kananga au début de la deuxième quinzaine de septembre 2008 pour planifier avec nous la tenue de cette réunion.

Les Femmes Parlementaires du Congo et éventuellement leurs collègues d’Afrique Centrale prendront part à cette réunion. Les Femmes Députés Provinciaux des deux Kasaïs seront invitées. Diku Dilenga sera le conférencier principal grâce à son expertise en microcrédit et son travail parmi les plus pauvres a Kananga et en République démocratique du Congo. Une semaine avant la reunion de Kananga, les délégations africaines et européennes visiteront Jamii Bora Trust au Kenya.

Après les conférences tenues en 2007 à Bukavu et en 2008 à Lubumbashi, c’est une autre conférence qui va se tenir en RD Congo avec la collaboration étroite de Diku Dilenga !

Mise-à-jour : le passage des femmes de l’AWEPA est prévue du 11 au 16 octobre 2008.

Mise-à-jour : le compte-rendu de la visite des femmes de l’AWEPA est disponible dans la section Partenaires > En RD Congo.

Liens :

Conditions des microprêts avec Diku Dilenga

Friday, May 9th, 2008

Les bases de la gestion des services de microfinance de Diku Dilenga sont similaires de celle de Jamii Bora. Jamii Bora est l’organisation démarée en 1999 avec 50 femmes mendiantes ayant reçus des prêts de 5 $ chacune, et l’organisation compte maintenant plus de 170.000 membres (fin 2007). Les clefs du succès de Jamii Bora offrent la même perspective de succès à Diku Dilenga.

Les conditions d’attribution

Les prêts ne sont attribués à des individus isolés. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • C’est difficile de faire confiance sans demander une garantie matérielle ou financière.
  • Si l’individu éprouve des difficultés à rembourser, cela risque d’empirer sa situation !

Ainsi, Diku Dilenga offre les prêts à des groupes d’individus, composés d’au moins 5 personnes. La solidarité du groupe permet de circonvenir aux difficultés temporaires d’un de ses membres, et la confiance donnée au groupe permet de s’affranchir d’avoir recours à des garanties matérielles ou financières. Pour montrer leur engagement, les groupes (et donc chacun de ses constituants) doivent devenir membres de Diku Dilenga. Si cela ne peut se faire par écrit, les demandes verbales cautionnées par une paroisse, un chef de quartier, ou autres, suffisent.

Une fois qu’un groupe s’est joint à Diku Dilenga en vue d’obtenir un prêt, le personnel de Diku Dilenga procède à son évaluation socio-économique. Diku Dilenga n’offre des prêts qu’à ceux ayant déjà démarré une activité rémunératrice. L’exemple de Jamii Bora nous montre que les entrepreneurs soutenus par les microprêts embauchent les gens de leur connaissance, et leur succès se propagent donc à leurs semblables pauvres aussi ! C’est en fonction du capital déjà investi que le montant du prêt est décidé.

Par exemple, une femme produisant des fruits frits et disposant de poêlons, de charbon et de bidons d’huile pourra voir son immobilisation estimée à 10 $. Diku Dilenga offre souvent de prêter à la hauteur de l’évaluation, c’est-à-dire de 10 $.

Une fois l’évaluation socio-économique complètée, le groupe d’emprunteurs (qui sont très souvent composés exclusivement de femmes) doit suivre une formation. En fonction de la disponibilité de chacun, cela peut s’étaler sur une à deux semaines. Établir la confiance, le respect et enseigner de bonnes pratiques de conduite d’affaires sont des éléments clefs du microcrédit. Donner directement 100 $ à une pauvre personne sans éducation ni expérience avec les prêts risque souvent de se transformer en perte sèche pour le prêteur.

Les prêts ne se cumulent pas. Un autre prêt peut démarrer à l’échéance du premier, ou alors jusque deux semaines avant la fin du premier prêt.

L’attribution et le versement

Quand Diku Dilenga dispose des fonds suffisants (parce que d’autres groupes remboursent, parce que Diku Dilenga obtient un prêt ou un don), un groupe est choisi pour recevoir le montant équivalent à l’évaluation de chacun de ses membres.

Mais le versement n’est pas immédiatement généralisé : un premier membre est tiré au sort et reçoit son allocation. C’est quand ce premier membre commence à rembourser, qu’un second est tiré au sort et reçoit son allocation. Et ainsi de suite. Ce mode d’allocation en cascade limite les risques et forgent la solidarité dans le groupe.

Le prêt est garantit par un prelèvement de 1%. Sur le prêt de 10$, cela impute 10 centimes. Le taux de remboursement extrêmenent élevé fait que cette garantie reste minime.

Le mode de remboursement

Les prêts de Diku Dilenga ont des échéances de 26 semaines. Les banques traditionnelles ont des échéances de 1 à 3 mois.

Le taux d’intéret offert par Diku Dilenga est de 3% par semaine et s’applique sur le capital restant à rembourser. Les banques traditionnelles imposent le taux d’intérêt sur la totalité du capital durant la période de remboursement.

Par exemple, le prêt de 10$ remboursé au ryhtme de 60 centimes par semaine coûte 4,00 $ avec la méthode de Diku Dilenga, contre au mois 5,50 $ selon la méthode traditionnelle.

Avec les banques traditionnelles, dont les taux varient de 17 % à 25 % pour un mois, un tel crédit sur 6 mois coûterait entre 6 et 8 $. Il y a aussi les prêts usuriers qui pratiquent des taux supérieurs à 50 % par mois, mais cela n’est guère raisonable…

Les remboursements sont effectués chaque semaine, le samedi généralement. Mais certains emprunteurs, motivés par le groupe et qui réussissent, viennent même rembourser avant ces échéances et remboursent le tout avant terme. Diku Dilenga n’impose aucune pénalité dans ce cas. Ce comportement est même encouragé, car il dégage des fonds pour les groupes en attente.