Archive for the ‘Communication’ Category

Sommet du microcrédit 2013 à Manille

Tuesday, October 15th, 2013

Du 9 au 11 octobre s’est tenu le Sommet régional du microcrédit pour la région asie-pacifique, dans la ville de Manille aux Philippines. Le thème du sommet était « Partenariats contre la pauvreté : Gouvernement, les Institutions Financières, les Entreprises et la Société Civile. »


Voici le témoignage du révérend Tambwe Musangelu.

Je vous écris ce courriel de Manille. Il fait chaud ici et il peut souvent. Le pays est beau et le peuple est accueillant. Il y a aussi beaucoup de signe de pauvreté.

Centre de conférences de Manille, lieu du sommet


C’est dans cette ville que le Sommet de Microcrédit 2013 a été organisé. Les autorités du Gouvernement Philippien et le Ministre Indonésien de la Coopération, Moyennes et Petites Entreprises ont été à la cérémonie d’ouverture. Plus de 1000 délégués venus du monde et représentants les IMF, les ONG et les Entreprises ont participé au Sommet du 9 au 11 octobre 2013. Tout le monde présent au Sommet a fait un engagement personnel. Diku Dilenga Congo a fait son sien.

Promesse de Diku Dilenga


À la clôture du Sommet, une déclaration a été faite pour que la pauvreté absolue soit effacée en 2030. Le Professeur Muhammad Yunus, Fondateur de Grameen Bank au Bangladesh, Père de Microcredit et Prix Nobel de la Paix 2006 à Halifax m’a rencontré par deux fois. Notre besoin est de l’inviter à Kananga, en RD-Congo pour ouvrir la Branche de Grameen Bank dans cette partie du pays où il n’y a qu’une seule Banque Commerciale (BCDC). Sa réponse a été postive à notre appel et le Gouverneur de la Province du Kasai Occidental sera sollicité pour faciliter l’invitation du Prof. Yunus.

Rév. Musangelu et Prof. Yunus


Avec Mr Michael Knaute venant de la France pour compte de l’IMF OXUS Development Network de Paris, Mr Ben Warren de l’IMF Kubaru venant de Londres en Angleterre, Madame Maud Savary-Mornet de l’IMF responsAbility travaillant en Asie de l’Est et du Sud-Est mais basé à Hong-Kong, Diku Dilenga Congo représentée par moi-même: nous avons fait des présentations de notre expérience sur l’impact et l’importance du Microcrédit/Microfinance dans les pays en situation post – conflit et calamités. L’école Musasa de Bena Lala a démontré que les populations des pays en situation post – conflit sont capables de s’impliquer dans les activités de développement appuyées par le microcrédit pour reconstruire le présent et l’avenir. La population de ce village, encadrée par Diku Dilenga Congo, ont contribué pour 8500 dollars (soit 10% du coût direct du projet). Le projet a été financé par la Banque Mondiale biais le FSRDC, géré par Diku Dilenga (Agence Locale d’Exécution) et réalisé par l’Entreprise MAKIGA TS RDC. Les expériences sur l’Haiti, l’Afganistan et la Syrie ont convaincu qu’il est possible de travailler dans les pays en guerre et/ou en situation post – conflit pour objectif: créer la stabilité et la paix, accompagner la reconstruction et la développement.

Table ronde

Table ronde, rév. Musangelu au micro

Table ronde, école Musasa illustrée


Je retourne à Kinshasa le lundi dans l’après-midi via Bangkok et Nairobi. Je serai à Kananga après le suivi des activités de notre Bureau de Kinshasa.

Avec toutes nos amitiés.

Rév. Tambwe Musangelu

De l’expansion de notre capacité de construction au service des communautés

Friday, October 4th, 2013

Après avoir accompagné le travail de Jamii Bora au Kenya sous la direction de notre amie Ingrid Munro, voilà ce que nous avons pu faire au Congo, dans un village de Bena Lala au Kasaï Occidental. Les enfants de ce village ne peuvent pas
envier les enfants des écoles des villes.

Enfants de l’école Musasa à Bena Lala

Étudiants en classe

Le personnel et les visiteurs des nouveaux bâtiments

Le personnel et les visiteurs des nouveaux batiments


Nous avons besoin de vos prières afin que ce travail continue dans d’autres localités de la RD-Congo après: Masina Siforco à Kinshasa, Demba, Matamba et Bena Lala au Kasai. Nous avons la vision sur la ville de Kongolo au Katanga et Beni au Nord-Kivu.

Partagez, s’il vous plaît, ces images avec les hommes de bonne volonté. Et que les individus avec les moyens de nous aider dans ces travaux prennent contact avec nous.

Rév. Tambwe Musangelu

Promotion de la Gouvernance Participative pour un Développement Durable et Intégré en RDC

Thursday, August 29th, 2013

Dans le cadre de développement durable et intégré, il est créé une Synergie entre le Réseau d’Education Civique au Congo, RECIC en sigle et la Commission Episcopale Justice et Paix, CEJP en sigle au niveau national. L’Organisation DIKU DILENGA est une structure membre du RECIC et Point Focal de celui- ci dans la Province du Kasaï Occidental. Mais aussi la CEJP est représentée en province par la Commission Diocésaine Justice et Paix (CDJP). Ainsi au niveau provincial ce projet est piloté par l’Organisation DIKU DILENGA et la CDJP comme structures représentant respectivement le RECIC et la CEJP. Cette synergie vise à renforcer les capacités et à mieux réaliser ce projet qui doit déboucher sur le développement heureux de la population quant bien sûr il y a bonne gouvernance participative.

Le projet tend à améliorer les conditions de vie de nos communautés respectives en les faisant participer à toutes les décisions qui les concernent. Comme dit – on : « ce que vous faites pour moi sans moi est contre moi ». En d’autres termes, toutes les décisions et toutes les lois qui sont votées pour la population sans une consultation préalable de celle – ci ce sont des lois et décisions qui ne connaissent pas d’application et qui s’érigent contre les intérêts du peuple. D’où il faut à tout moment faire participer le souverain primaire à tout ce que les élus nationaux et provinciaux doivent adopter et voter comme lois et édits. Il en est de même des autorités locales qui, avant de prendre une décision, doivent d’abord faire participer le peuple car tout ce qui est fait n’est que dans l’intérêt général de ce peuple.

Mais il est constaté que tout ce que nos élus nationaux et provinciaux font ne va que dans l’intérêt particulier et non général et toutes ces lois ne sont taillées que sur mesure. Le peuple ne trouve pas son compte, il est marginalisé et c’est tout qui est à la base des frustrations, jalousie, haine, rébellion, résignation, répugnance, mépris, etc.

Vu que la non participation de la population à la gestion de la res publica (chose publique) a beaucoup contribué au sous – développement en République Démocratique du Congo (RDC), la Synergie RECIC et CEJP a pensé à mettre en œuvre le Projet de Promotion de Gouvernance Participative pour un Développement Intégré et Durable; car il y a d’abord une problématique qui a été posée qui est celle de savoir : Comment faire pour que la voix des faibles, pauvres, plus démunis soit entendue pour qu’au final leurs conditions de vie soient améliorées ? Tout cela part d’un contexte marqué par la pauvreté plus accrue soit 71% de la population qui vit en dessous du seuil de la pauvreté quelles que soient les potentialités de la RDC. Il y a encore la cause de la misère qui est caractérisée par la mauvaise gouvernance et cette mauvaise gouvernance est due à :

  1. Non prise en compte des besoins et aspirations des populations par les décideurs;
  2. Fossé entre les élus et leur base;
  3. Fossé entre les Autorités Locales et leurs gouvernés.

Par contre, les décideurs sont tenus à la redevabilité ou l’obligation de rendre compte de tout ce qu’ils font car ils travaillent et sont payés avec l’argent du contribuable congolais qui est aujourd’hui le premier plus pauvre. Ce qui montre que la mauvaise gouvernance favorise toutes les antivaleurs (fraude, corruption, concussion, etc.) et c’est le souverain primaire qui subit les effets de cette mauvaise gouvernance. Pour lui épargner de tout ceci, il faut qu’il participe pleinement à la gestion de la chose publique et qu’il soit un élément déterminant dans tout ce qui doit être pris comme décision ou qui doit être voté comme loi afin que tout puisse lui profiter.

Brièvement, ce sont toutes ces raisons qui ont milité à l’élaboration de ce projet important qui doit apporter tant soit peu des changements plus profonds dans nos communautés. Ce projet a un budget de 1.198.092,43 €. Il a bénéficié du financement de l’Union Européenne et de la contribution de Christian Aid. Sa durée est de 3 ans et il est piloté dans 5 provinces d’intervention ci – après : Bandundu, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Equateur et Kinshasa. Il a été conçu et élaboré par le RECIC et la CEJP sous la coordination de Christian Aid.

Son objectif global est : Promouvoir les échanges entre les populations organisées à la base en Comités Locaux de Gouvernance Participative (CLGP) et leurs élus locaux au travers des Cellules de Liaison Parlementaires Provinciales (CLPP) en vue d’un développement intégré et durable.

Son objectif spécifique est : Renforcer les capacités des animateurs de 5 CLPP et de 60 CLGP dans leur promotion de l’interaction et des stratégies d’influence auprès des élus locaux.

De ces objectifs il y a bien sûr les résultats attendus que nous ne saurons pas détailler pour le moment.

Du 08 au 12 Avril 2013, un Atelier de Renforcement des Capacités des Dynamiques communautaires CLPP (Cellules de Liaison Parlementaires Provinciales) a été organisé à Kinshasa et a réuni les membres du RECIC et de la CEJP des provinces cibles.

Du 24 au 27 Juin 2013, un Atelier Provincial a été organisé par la CLPP/Kasaï Occidental en faveur des Animateurs des CLGP (Comités Locaux de Gouvernance Participative) venus des Territoires de Mweka, Luebo, Luiza et de la Ville de Kananga. Pour l’instant, ils sont déjà déployés sur terrain pour récolter les besoins de la population afin de les rassembler et les remonter au niveau de la CLPP qui doit à son tour les transmettre à l’Assemblée Provinciale, au Gouvernement Provincial, à la Mairie et au Bourgmestre afin de trouver des solutions aux problèmes qui guettent la population.

La CLPP est composée de 3 membres dont un Coordonnateur, un Animateur et une Secrétaire. Au Kasaï Occidental l’Abbé Gabriel NYIME est Coordonnateur, il est de la Commission Diocésaine Justice et Paix; Me Jean Paul MPATA est Animateur, il est du Réseau d’Education Civique au Congo (RECIC) et Mme Agnès BIAKASASA, Secrétaire et membre de la CDJP. Nous avons déjà rencontré les deux Honorables Présidents (Titulaire et son vice) pour présentation officielle, présentation du projet et demande d’accréditation pour nous permettre tout accès aux séances plénières et Bureau de l’Assemblée Provinciale. Ils ont été contents de ce projet et ont promis une franche collaboration entre l’Assemblée Provinciale et la CLPP et la mise à notre disposition des édits provinciaux afin d’en assurer la vulgarisation à la base. Ils ont encore promis que pour les édits techniques, ils auront à mettre à notre disposition la Commission concernée pour des explications y relatives afin que nous puissions mieux les vulgariser à la base.

Chaque CLGP est composé de deux membres dont l’un du RECIC et l’autre de la CDJP. Leur structuration a 20 membres devant travailler avec eux à la base dans l’analyse sociale, récolte des problèmes communautaires, rédaction des cahiers de charge, etc.

Me Jean Paul MPATA
Gestionnaire des Ressources et Chargé des Questions Juridiques de l’ONG DIKU
Animateur de la CLPP/Kasaï Occidental
Projet Promotion de Gouvernance Participative pour un Développement Intégré et Durable

Tél. +243 999-774-694
+243 810-540-841
E-mail jean-paul.mpata@diku-dilenga.org
atutabala@yahoo.fr

Appel aux dons pour la construction d’un centre de soins À Bena Lala

Friday, June 28th, 2013

Ceci est pour confirmer l’adage d’un ami de longue date Yvon Dupuis au Québec qui m’a toujours répété : un petit groupe de personnes bien intentionnées peut changer le monde. Voyez sur les photographies suivantes la différence entre l’ancienne école Musasa de Bena Lala et la nouvelle !

Ancienne école.

Les élèves dans l’ancienne école.

L’inauguration de la nouvelle école.


Ces bâtiments logeront l’école secondaire Agro-Vétérinaire dans l’après-midi et l’extension de l’Institut Supérieur Pédagogique de Tshikula (Université) les soirs de 18 à 23 heures. Nous cherchons un donateur ou prêteur qui peut assister pour l’achat des panneaux solaires pour ces bâtiments. Heureusement,
quelques volontaires en provenance du Canada se seraient déjà prononcés pour financer un projet de fourniture d’eau potable (forage et pompe manuelle).

Notre travail de 7 mois avec toutes les difficultés d’acheminement des matériaux de construction sur l’axe routier Kananga – Bena Lala de 63 Km seulement. Les matériaux ont été par moment évacués sur des vélos et/ou des têtes des hommes, femmes et jeunes de bonne volonté. Il reste à construire un centre de santé dans ce village devenu assaini.

Les auditeurs de la Banque Mondiale ont visité nos projets de construction des écoles et marchés à Matamba et Kananga le 17 juin, à Demba le 18 juin et à Bena Lala le 19 juin 2013. Ils ont coté nos trois projets d’écoles comme étant les meilleurs (durabilité, beauté, protection de l’environnement, dans la RD-du-Congo et en Afrique Centrale.

Plus de 60 familles ont trouvé un petit emploi autour de ce projet et la communauté locale (Bena Lala) a été bien coté pour avoir apporté leur contribution locale en nature à hauteur de 8 500 dollars américain sur 90 000 dollars requis pour l’ensemble du projet. C’est la première communauté qui se distingue car ailleurs ce sont les leaders des coins qui payent à la place des communautés.

Maintenant, Diku Dilenga et son entreprise MAKIGA travaille au montage financier pour offrir à cette brave communauté un second projet d’excellence : un centre de santé de référence. Aussi pour nous aider dans cette tâche, nous sollicitons vos dons. Veuillez écrire à « info @ diku-dilenga.org » pour que nous prenions contact avec vous directement.

Sincèrement,
Rév. Tambwe Musangelu

Nouvelles de RDC

Wednesday, June 12th, 2013

Un contexte difficile

À cause d’une panne technique de notre fournisseur de service VODACOM RDC, nous avons été sans connection Internet depuis le 13 mai dernier. Les solutions alternatives que nos avons à l’occasion utilisées sont dispendieuses et peu fiables.

À cela s’ajoutent les coupures d’électricité qui nous laissent avec juste 2 à 3 heures d’électricité tout les 2 à 3 jours. En cas d’urgence, nous avons pu utiliser un groupe électrogène mais à 2 dollars américains le litre, c’est aussi vraiment une solution très dispendieuse.

Le microcrédit

Avec nos programmes de microcrédit, nous continuons de supporter quelques 5 010 familles au Kasai Occidental. Le travail de Diku Dilenga est très apprécié sur le terrain, tant par nos membres que par les autorités gouvernementales, quelque soit leur palier.

À Kinshasa, 50 familles, soit environ 500 personnes, ont bénéficié du microcredit depuis septembre 2011. À ce jour, certains membres ont obtenus des prêts de 1 000 dollars américains alors qu’ils avaient commencés comme tous avec un prêt 100 dollars américains. Ces entrepreneurs ont non seulement sortis leur famille du gouffre mais aident maintenant d’autres à s’en sortir.

Nous sommes atelés à finaliser notre dossier de demande d’agrément (Institution de Microfinance) auprès de la Banque Centrale du Congo. La tâche n’est pas facile mais nous y comptons y parvenir dans les deux mois à venir.

La réfection de route

Depuis peu, nous encadrons les populations sur l’axe routier Kananga – Bena Lala dans l’entretien d’une route de 100 Km. Cette piste de désserte agricole relie les deux provinces du Kasai Occidental et Oriental, facilite toutes les operations économiques : acheminement des produits vivriers vers les centres urbains et l’approvisionnement des villages en produits manufacturés, médicaments courants, manuels scolaires pour les enfants, etc. Quelques personnes font le Taxi-Moto pour faciliter le transport des personnes et des biens. Les malades et les femmes enceintes sont evacués vers les centres des soins et des vies sont sauvées.

Les revenus réalisés par les parents sur cet axe routier sont investis dans l’education des enfants et dans les soins de santé en cas de maladies. Les équipes mobiles des Zones de santé de Tshikula et Tshikaji (Kasai Occidental) circulent pour les activités d’éducation sanitaire, les consultations
prénatales et nourrissons (Protection Maternelle et Infantile).

L’aide agricole

Environ 4 000 familles encadrées dans l’agriculture dans le Secteur Dibatayi (Kasai Occidental) ne vont plus à Kananga (Chef-Lieu de la Province) pour acheter du maize comme en 2009. Aujourd’hui, ce sont elles qui vont vendre ce produit alimentaire à Kananga et Mbujimayi (deux villes de plus de 3.5 millions d’habitants).

Diku Dilenga et Makiga

Diku Dilenga et son Entreprise MAKIGA appuient fortement le secteur de l’éducation et du social dans la construction moderne des écoles et marchés: École Bubanji à Demba remis à la communauté le 23 fevrier, le marché Salongo de Kananga II remis à la communauté le 18 avril, l’école Musasa de Bena Lala (remise officielle planifiée pour la fin juillet 2013), accompagnement technique dans la construction de l’école Tshimajiba de Matamba déjà remise à la communauté le 29 fevrier 2013.

Beni au Nord Kivu

À Beni, Diku Dilenga travaille à l’éducation des familles déplacées par les guerres civiles pour leur prise en charge alimentaire. Nous collaborons avec le Programme Alimentaire Mondial et visons particulièrement la malnutrition et la sous-alimentation. Le microcrédit permet un meilleur accès aux semences améliorées et les membres sont accompagnés pour la réalisation de leurs champs. Notre tracteur est opérationnel et aide à l’occasion.

Rev. Tambwe Musangelu